Comment as tu eu le courage? Comment a tu pu? Est ce que tes mains ont tremblé? A qui as tu pensé en dernier? A quoi? A ton passé peut être... ou au futur que tu aurais pu avoir... Est ce que tu as pensé à tes filles? A leur réaction? A leurs larmes? A leurs nuits blanches? A leur malheurs qu'elle transporteront toute leur vie? Tu y as pensé à ça? Ou tu étais trop égoiste... Non, tu étais trop triste. C'est ça. Tu étais rongés d'un mal sans nom, comme une grande ombre qui s'etait logée en toi, qui te donnait des frissons et qui faisait couler des larmes sur tes joues pales et creuses. C'est ce mal, c'est ce mal qui t'as donné ce courage glacial, un courage que je ne comprend pas, un courage qui a chassé toute raison.
Je ne saurais jamais, hein? Jamais. Personne ne sauras... comment tu as fait pour te suicider. Je sais enfin par quel moyens, je sais quel objet a pu voir tes yeux se voiler. Une corde. Une vieille, une sale corde qui a serré ton cou. Ton cou fin, fragile que j'aurais tant aimé caresser. Cette corde qui t'a laissée là, le corps en suspens dans les airs, les pieds flottants.
Quand je te rejoidrais, tu me diras comment tu as eu le courage de te pendre, papa?
Je ne saurais jamais, hein? Jamais. Personne ne sauras... comment tu as fait pour te suicider. Je sais enfin par quel moyens, je sais quel objet a pu voir tes yeux se voiler. Une corde. Une vieille, une sale corde qui a serré ton cou. Ton cou fin, fragile que j'aurais tant aimé caresser. Cette corde qui t'a laissée là, le corps en suspens dans les airs, les pieds flottants.
Quand je te rejoidrais, tu me diras comment tu as eu le courage de te pendre, papa?


